Créa­tion mon­diale des Chants de Casa­nova, large fresque sous forme de can­tate pour contralto, choeur mixte et orchestre co‐écrite en 2009 avec le com­po­si­teur Michel Lysight.

Vaste fresque en un Pré­lude et sept Chants, l’œuvre fait la part belle à l’expression et au lyrisme, mais éga­le­ment à l’écriture mini­ma­liste carac­té­ris­tique du com­po­si­teur. Les chœurs sont tan­tôt trai­tés en homo­ryth­mie, scan­dant tous le même texte sur un rythme plus ou moins iden­tique, tan­tôt en écri­ture plus com­plexe mêlant mélo­dies et textes dif­fé­rents, ou encore inté­grés dans l’orchestre de manière plus ins­tru­men­tale. Le soliste, contre­té­nor ou bary­ton, incarne Casa­nova dans deux grands airs où les ins­tru­ments dia­loguent avec lui, appor­tant un com­men­taire musi­cal au texte chanté. L’orchestration, élé­ment fon­da­men­tal de la pièce, a été par­ti­cu­liè­re­ment éla­bo­rée afin d’offrir un chan­ge­ment per­ma­nent d’images et de cou­leurs sonores. Enfin, le final voit le retour de nom­breux élé­ments des dif­fé­rentes par­ties, les super­po­sant dans une écri­ture contra­pun­tique vir­tuose.

Le nom de Casa­nova ali­mente depuis deux siècles d’épais fan­tasmes qui en masquent le vrai visage. Homme des Lumières, de culture et d’intelligence, amou­reux sin­cère et avide de liberté, Casa­nova s’offre à la vie, à l’amour et au monde sans exi­ger autre contre­par­tie qu’un plai­sir volup­tueux et par­tagé. Il enseigne par le seul exemple de sa conduite un art de vivre qu’il conçoit comme condi­tion néces­saire (peut‐être suf­fi­sante?) au bon­heur. Les Chants de Casa­nova sont nés d’une image pré­cise. Jeté par un pou­voir arbi­traire dans les Plombs de Venise, Casa­nova se plonge dans La Divine Comé­die de Dante et rêve le des­tin qu’il vivra ensuite. Il sur­vit à cette épreuve en don­nant à sa liberté confis­quée le visage d’une Europe dont il sera le plus avide voya­geur.

La créa­tion mon­diale aura lieu le 29 jan­vier 2010 à Bruxelles par Les Choeurs de l’Union Euro­péenne, Les Choeurs et l’Orchestre du Conser­va­toire royal de Bruxelles et Le Cercle Cho­ral Euro­péen.