ACTUALITÉS

Paru­tions, créa­tions, expo­si­tions

Anamnèse (réduction chant-piano) est sorti.

AnamnèseLa réduc­tion chant d’Ana­mnèse (ori­gi­nel­le­ment pour chœur mixte et orchestre à cordes) est dis­po­nible aux Édi­tions Dela­tour (France)

Écrite en col­la­bo­ra­tion avec le com­po­si­teur belge Michel Lysight, cette pièce s’ouvre sur une basse obs­ti­née de six notes en valeurs régu­lières ; les dif­fé­rents pupitres de l’orchestre construisent sur cette basse un cho­ral sur lequel se greffent pro­gres­si­ve­ment deux motifs mélo­diques énon­cés par les voix du chœur. Le pre­mier motif est chanté en canon à trois par­ties par les sopra­nos, altos et ténors tan­dis que seules les basses chantent le deuxième.

Le texte est né du constat que les six camps d’extermination nazis de la seconde Guerre Mon­diale furent bâtis en Pologne. Ce fait his­to­rique, en contra­dic­tion avec le souci de ren­de­ment et d’optimisation des concep­teurs de la Shoah, n’a jamais reçu d’explication satis­fai­sante. L’auteur ima­gine le ques­tion­ne­ment de des­cen­dants polo­nais sur le rôle de leurs parents dans l’une des plus grandes entre­prises de déshu­ma­ni­sa­tion de l’histoire.

Chaque voix chante son propre texte, indé­pen­dam­ment des autres, incar­nant d’abord l’horreur des pri­son­niers, puis celle, à quelques géné­ra­tions de dis­tance, des jeunes Polo­nais décou­vrant l’histoire. Fur­ti­ve­ment, ces voix indi­vi­duelles convergent vers les mêmes sono­ri­tés, les mêmes mots et la même conscience.

La musique, très lyrique et expres­sive lorsque le texte énonce des paroles de pri­son­niers, devient net­te­ment plus dis­tan­ciée et froi­de­ment ryth­mique dans la par­tie cen­trale, au moment où le chœur égrène sys­té­ma­ti­que­ment les noms de chaque camp, comme pour en évo­quer la totale déshu­ma­ni­sa­tion. La der­nière par­tie voit s’inverser les rôles de l’orchestre et du chœur : ce der­nier chante le cho­ral du début tan­dis que les deux motifs mélo­diques sont joués par l’orchestre jusqu’à ce que le silence sur­vienne abrup­te­ment.

L’Espace entre les choses

Recom­men­cer à publier, de petites notes, images. Des billets de villes sous la pluie, de gestes hési­tants, de mots que le jour et la nuit tentent d’échanger, de lignes de fuite et de regards riant ou per­dus.

Le flux serait court, l’iPhone dans la poche de mon jean étant mon seul bloc-notes.

Pas non plus d’édition, seule­ment des cor­rec­tions. Retrou­ver l’instantanéité du regard et de l’écrit, avoir l’illusion de sau­ver ce que l’on aper­çoit entre les choses.

Tout sera là, dans L’Es­pace entre les choses.

Three Philosophers’ Songs : Création mondiale

Créa­tion mon­diale de Three Phi­lo­so­phers’ Songs (Trois mélo­dies phi­lo­so­phales), œuvre pour Bary­ton, flûte, vio­lon, vio­lon­celle et piano co-écrite avec le com­po­si­teur Michel Lysight en 2014 et com­man­dée par Mireille Del­vaux. pour l’en­semble Grupo 46.

Cer­tains sym­boles ont tra­versé les civi­li­sa­tions et les âges, uti­li­sant comme véhi­cules des mythes qui se per­pé­tuent de mille façons : récits reli­gieux, chan­sons popu­laires ou décors de cathé­drales par exemple. Les plus forts de ces sym­boles ont nourri (et été nour­ris par) une dis­ci­pline ini­tia­tique à la fois spé­cu­la­tive et opé­ra­tive : l’alchimie.

Three Phi­lo­so­phers Songs évoque trois de ces mythes occi­den­taux sous un éclai­rage phi­lo­so­phal. The Fruits of the Earth se réfère à l’étrange his­toire de Caïn et Abel. La musique est construite sur la tech­nique de la basse obs­ti­née. Dans les divers épi­sodes qui se suc­cèdent, la voix et les ins­tru­ments éta­blissent un dia­logue sou­li­gnant le carac­tère dra­ma­tique du récit. Roots and Thorns évoque de mul­tiples des­tins de l’acacia. La pièce s’ouvre sur une suc­ces­sion d’ac­cords mineurs dis­tants les uns des autres d’un inter­valle de tierce (mineure ou majeure). Une mélo­die se déploie vers la fin de cette longue intro­duc­tion. Suit alors un pas­sage cen­tral plus agité ryth­mi­que­ment où le chant prend le rôle cen­tral, sou­tenu par les ins­tru­ments. Une troi­sième sec­tion voit reve­nir la suc­ces­sion d’ac­cords et la mélo­die ini­tiale. The Salt of the Earth revi­site la très alchi­mique légende de Saint Nico­las. L’u­ti­li­sa­tion d’un accord sans tierce donne un carac­tère « médié­val » à la courte intro­duc­tion ins­tru­men­tale. La voix chante alors en boucle une mélo­die simple, très expres­sive, et c’est l’en­semble ins­tru­men­tal qui crée les dif­fé­rentes atmo­sphères et varia­tions de carac­tère. La conclu­sion, pure­ment ins­tru­men­tale, uti­lise essen­tiel­le­ment la mélo­die prin­ci­pale et finit sur l’ac­cord sans tierce du début.

Le concert aura lieu le 8 novembre 2014 au Conser­va­toire Royal de Bruxelles et sera donné par l’en­semble Grupo 46 : Ale­jan­dro Beresi (flûte), Clau­dine Schott (vio­lin), Guillermo Cer­viño Wood (cello), Car­los Palazzo (bari­tone) and Paule Van den Driessche (piano).

Quitter

Les déci­sions que l’on prend n’ont de sens que si elles ont un prix, et le prix des départs est celui des sou­ve­nirs. Accep­ter le moment tel qu’il est, sans l’in­ter­pré­ter, sans l’at­té­nuer ni le magni­fier. L’ou­bli est un sou­ve­rain capri­cieux et cha­ri­table.

Chaque déci­sion est un départ, chaque oubli une allé­gresse.

Nil

 

La Complainte des esclaves : Création mondiale

Créa­tion mon­diale aujourd’­hui à l’Au­di­to­rium Érik Satie (La Cour­neuve, France) par Choï Sin­wood (accor­déon), Léo Des­champs, Jean-Baptiste Let­zel­ter et l’en­semble cho­ral La Croche Choeur. Le concert fut ponc­tué de flat­teuses mais injus­ti­fiées lec­tures de quatre de mes poèmes : Six fins ultimes, Le Com­mis­sa­riat, Le Snack et Le Conqué­rant.

Anamnèse : Création belge

Cette œuvre est un tra­vail de mémoire cen­tré sur ce constat : les six camps d’ex­ter­mi­na­tion nazis qui firent près de 3 mil­lions de vic­times et qui furent un ins­tru­ment cen­tral de la Shoah, furent tous situés en Pologne.

Ana­mnèse est une œuvre écrite en col­la­bo­ra­tion avec Michel Lysight qui en a com­posé la musique. La créa­tion mon­diale a eu lieu en 2001 à Var­so­vie (Pologne) par AMFC Vocal consort, I Musici Bru­cel­len­sis (dir. Zofia Wis­lo­cka).

La créa­tion belge aura lieu le 2 octobre 2011 à Bruxelles par les Choeurs de l’U­nion Euro­péenne (dir. Dirk De Moor) et l’Orchestre du XXIe siècle (dir. Michel Lysight).

 

El Niño de Atocha : Création mondiale

Créa­tion mon­diale d’El Niño de Ato­cha, pièce pour quin­tette vocal a capella co-écrite avec le com­po­si­teur Michel Lysight en 2012.

Le texte de El Niño de Ato­cha (2011) est né d’une confi­dence que fit à l’au­teur une jeune femme ori­gi­naire de Répu­blique Domi­ni­caine. Comme tous les jeunes enfants de cette île, elle avait eu très peur des sor­ciers et, sous ses draps de petite fille, elle priait alors El Niño de Ato­cha. Cette icône est une image popu­laire de l’en­fant Jésus, assis sur un petit trône avec un cha­peau et une plume, un bâton de pèle­rin, une gourde et un panier conte­nant du pain. À 18 ans, elle quitta sa famille, son pays et le poids de ce catho­li­cisme syn­cré­tique. Si, jus­qu’à pré­sent, la vie ne lui fut guère géné­reuse, elle ne regrette pas d’a­voir laissé der­rière elle ce petit ber­ger un peu kitch et n’a de nos­tal­gie que pour sa naï­veté per­due.

Deux thèmes musi­caux, l’un à carac­tère de ber­ceuse popu­laire et l’autre plus ryth­mique, alternent, chaque fois trai­tés de manière dif­fé­rente avant de fina­le­ment se super­po­ser et d’a­me­ner une très vir­tuose conclu­sion.

Le concert aura lieu le 13 mai 2012 à Bruxelles, à l’A­te­lier Mar­cel Has­tir, par Oli­vier Ber­ten, Ned­jelka Can­dina, Johan Fos­tier, Maria Helena Schoeps et Gilles Wier­nik.

La Complainte des esclaves : Création mondiale

Créa­tion mon­diale de la Com­plainte des esclaves, plai­san­te­rie musi­cale pour choeur d’en­fants et piano, co-écrite en 2010 avec le com­po­si­teur Michel Lysight.

Les esclaves de cette courte pièce humo­ris­tique sont bien entendu les jeunes cho­ristes, sup­pliant leur chef de chœur de ne plus jamais leur don­ner à chan­ter de musique contem­po­raine. La musique est un clin d’œil pas­ti­chant les grands clas­siques, tout en conser­vant la touche per­son­nelle du com­po­si­teur.

Le concert aura lieu le 15 avril 2010 à Paris par Les jeunes voix du Conser­va­toire Darius Mil­haud sous la direc­tion de Cécile Lana Mar­tin, avec Adrien Por­net, Léo Bache­let (per­cus­sions) et Vincent Pou­de­roux (flûte).

Les Chants de Casanova : Création française

Les chants de CasanovaCréa­tion fran­çaise des Chants de Casa­nova, large fresque sous forme de can­tate pour contralto, choeur mixte et orchestre co-écrite en 2009 avec le com­po­si­teur Michel Lysight.

La créa­tion fran­çaise aura lieu au len­de­main de la créa­tion mon­diale à Bruxelles : le 30 jan­vier 2010 à Lille par Les Choeurs de l’Université Catho­lique de Lille.

 

Les Chants de Casanova : Création mondiale

Créa­tion mon­diale des Chants de Casa­nova, large fresque sous forme de can­tate pour contralto, choeur mixte et orchestre co-écrite en 2009 avec le com­po­si­teur Michel Lysight.

Vaste fresque en un Pré­lude et sept Chants, l’œuvre fait la part belle à l’ex­pres­sion et au lyrisme, mais éga­le­ment à l’é­cri­ture mini­ma­liste carac­té­ris­tique du com­po­si­teur. Les chœurs sont tan­tôt trai­tés en homo­ryth­mie, scan­dant tous le même texte sur un rythme plus ou moins iden­tique, tan­tôt en écri­ture plus com­plexe mêlant mélo­dies et textes dif­fé­rents, ou encore inté­grés dans l’or­chestre de manière plus ins­tru­men­tale. Le soliste, contre­té­nor ou bary­ton, incarne Casa­nova dans deux grands airs où les ins­tru­ments dia­loguent avec lui, appor­tant un com­men­taire musi­cal au texte chanté. L’or­ches­tra­tion, élé­ment fon­da­men­tal de la pièce, a été par­ti­cu­liè­re­ment éla­bo­rée afin d’of­frir un chan­ge­ment per­ma­nent d’i­mages et de cou­leurs sonores. Enfin, le final voit le retour de nom­breux élé­ments des dif­fé­rentes par­ties, les super­po­sant dans une écri­ture contra­pun­tique vir­tuose.

Le nom de Casa­nova ali­mente depuis deux siècles d’é­pais fan­tasmes qui en masquent le vrai visage. Homme des Lumières, de culture et d’in­tel­li­gence, amou­reux sin­cère et avide de liberté, Casa­nova s’offre à la vie, à l’a­mour et au monde sans exi­ger autre contre­par­tie qu’un plai­sir volup­tueux et par­tagé. Il enseigne par le seul exemple de sa conduite un art de vivre qu’il conçoit comme condi­tion néces­saire (peut-être suf­fi­sante?) au bon­heur. Les Chants de Casa­nova sont nés d’une image pré­cise. Jeté par un pou­voir arbi­traire dans les Plombs de Venise, Casa­nova se plonge dans La Divine Comé­die de Dante et rêve le des­tin qu’il vivra ensuite. Il sur­vit à cette épreuve en don­nant à sa liberté confis­quée le visage d’une Europe dont il sera le plus avide voya­geur.

La créa­tion mon­diale aura lieu le 29 jan­vier 2010 à Bruxelles par Les Choeurs de l’Union Euro­péenne, Les Choeurs et l’Orchestre du Conser­va­toire royal de Bruxelles et Le Cercle Cho­ral Euro­péen.

Le Nu sans dessus dessous

Par­ti­ci­pa­tion pro­chaine à l’ex­po­si­tion Le nu sans des­sus des­sous orga­ni­sée par la La Fabrik (Rue Pierre-Joseph Antoine, 79 à 4040 Hers­tal) du ven­dredi 8 mai au samedi 16 mai 2009.

  • Ver­nis­sage le 9 mai à 19h00.
  • Ver­nis­sage de clo­tûre le 16 à 19h00
  • Ouvert les autres jours de 10h à 12h00 et 13h30 à 18h00.

Exposition

Anamnèse est édité.

AnamnèseAna­mnèse, pour chœur mixte et orchestre à cordes, est désor­mais dis­po­nible aux Édi­tions Dela­tour (France).

Écrite en col­la­bo­ra­tion avec le com­po­si­teur belge Michel Lysight, cette pièce s’ouvre sur une basse obs­ti­née de six notes en valeurs régu­lières ; les dif­fé­rents pupitres de l’or­chestre construisent sur cette basse un cho­ral sur lequel se greffent pro­gres­si­ve­ment deux motifs mélo­diques énon­cés par les voix du chœur. Le pre­mier motif est chanté en canon à trois par­ties par les sopra­nos, altos et ténors tan­dis que seules les basses chantent le deuxième.

Le texte est né du constat que les six camps d’extermination nazis de la seconde Guerre Mon­diale furent bâtis en Pologne. Ce fait his­to­rique, en contra­dic­tion avec le souci de ren­de­ment et d’optimisation des concep­teurs de la Shoah, n’a jamais reçu d’explication satis­fai­sante. L’auteur ima­gine le ques­tion­ne­ment de des­cen­dants polo­nais sur le rôle de leurs parents dans l’une des plus grandes entre­prises de déshu­ma­ni­sa­tion de l’histoire.

Chaque voix chante son propre texte, indé­pen­dam­ment des autres, incar­nant d’abord l’horreur des pri­son­niers, puis celle, à quelques géné­ra­tions de dis­tance, des jeunes Polo­nais décou­vrant l’histoire. Fur­ti­ve­ment, ces voix indi­vi­duelles convergent vers les mêmes sono­ri­tés, les mêmes mots et la même conscience.

La musique, très lyrique et expres­sive lorsque le texte énonce des paroles de pri­son­niers, devient net­te­ment plus dis­tan­ciée et froi­de­ment ryth­mique dans la par­tie cen­trale, au moment où le chœur égrène sys­té­ma­ti­que­ment les noms de chaque camp, comme pour en évo­quer la totale déshu­ma­ni­sa­tion. La der­nière par­tie voit s’in­ver­ser les rôles de l’or­chestre et du chœur : ce der­nier chante le cho­ral du début tan­dis que les deux motifs mélo­diques sont joués par l’or­chestre jus­qu’à ce que le silence sur­vienne abrup­te­ment.

Piotr Lachert – interview

Inter­view lumi­neuse de mon ami Piotr Lachert, com­po­si­teur Belge et cos­mo­po­lite, envoyée pour publi­ca­tion pro­chaine à Sabam Maga­zine. Cette courte inter­view fait désor­mais par­tie de la com­pi­la­tion Huit com­po­si­teurs belges.

Wim Henderickx – interview

Inter­view de Wim Hen­de­ri­ckx, com­po­si­teur belge à l’ac­ti­vité bouillon­nante, envoyée pour publi­ca­tion immi­nente à Sabam Maga­zine. Cette courte inter­view fait désor­mais par­tie de la com­pi­la­tion Huit com­po­si­teurs belges.

Luc Van Hove – interview

Inter­view très inté­res­sante du com­po­si­teur belge Luc Van Hove, envoyée pour publi­ca­tion dans le pro­chain Sabam Maga­zine. Cette courte inter­view fait désor­mais par­tie de la com­pi­la­tion Huit com­po­si­teurs belges.

Anamnèse sur CD

Ana­mnèse est désor­mais dis­po­nible sur CD : une pro­duc­tion DUX repre­nant la créa­tion mon­diale en Pologne de Zofia Wis­lo­cka et de Musici Bru­cel­len­sis (2002).