Dans le vil­lage de Shi­ra­ka­wago, rien ne cherche à briller et toute quête de raf­fi­ne­ment serait obs­cène.

La tasse sur la table est ter­reuse. Sa tex­ture mêle volutes et concré­tions. Ce sont les lentes épou­sailles d’un gris de plomb avec un brun crayeux qui, par endroits, accueillent quelques vagues traces ocre. Le thé que l’on y verse rap­pelle la vieille paille par sa cou­leur mais son odeur est celle de l’herbe après un orage d’été.

Quel est le lien entre ce bol et le por­tique froid de la rame de métro tokyoïte ? Répondre à cette ques­tion est com­prendre le Japon.

Japan