Conférence-entretien sur le compositeur Gilberto Mendes, réalisée à l’initiative et par le Pr. Antonio Eduardo Santos pour le 53e Festival Musica Nova.

Antonio Eduardo et Alain Van Kerckhoven

« Gilberto Mendes n’était pas nationaliste, au contraire ! Il était un grand dévoreur du monde. Ce qui est merveilleux dans la musique pianistique de Gilberto, à partir des années 80, c’est l’aboutissement parfait de la fusion de toutes ces influences : Eisler, Webern, Dorothy Lamour, James Joyce, Darmstadt, les contes de Cortazar, Debussy, la mer du Brésil, la plage de Santos où dansent les buildings, le vent du nord-ouest… Toutes ces influences ont été dévorées et digérées de façon alchimique pour créer un corps musical beau et robuste. Un corps musical peut-être immortel. »