Je suis désor­mais l’étranger, celui que l’on veut aider ou évi­ter, celui à côté duquel se trouve la seule place vide du com­par­ti­ment, celui qui a le faciès alloch­tone et la mise sin­gu­lière.

Je suis aussi l’Occidental que cer­tains regards fémi­nins jaugent fur­ti­ve­ment. Je suis l’imbécile qui reste cinq minutes devant la carte du métro ou qui rebrousse che­min au milieu du cou­loir.

Je suis l’étranger de Camus, Ulysse en Phéa­cie, Dante laissé par Vir­gile, Un Idiot à Paris.

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