Et tous les cent mètres, sur la route qui me mène de Tel‐Aviv à Ramal­lah, des dra­peaux israé­liens. Pla­cés là comme des empreintes appuyées, comme autant d’affirmations de conquête, sys­té­ma­ti­que­ment espa­cées. La vitesse de mon véhi­cule trans­forme leur espa­ce­ment rigou­reux dans le rythme d’une marche lente et impla­cable. Puis, der­rière la col­line, le mur.