Vous connais­sez l’histoire de Gali­lée qui laisse tom­ber de la Tour de Pise des masses dif­fé­rentes et qui constate qu’elle touchent le sol en même temps. Et bien c’est de la fou­taise au carré.

Gali­lée n’a jamais fait cette expé­rience, étant intel­lec­tuel­le­ment équipé pour pro­cé­der au simple rai­son­ne­ment sui­vant :

Pre­nons 10 poids de plomb de 1 Kg cha­cun. Tomberaient‐ils plus vite si on les reliait par une ficelle pour en faire une masse unique de 10 Kg ? Il n’y a à l’évidence aucune rai­son qu’une simple ficelle modi­fie la vitesse de chute. On peut faire l’économie de l’expérience et conclure que la chute est indé­pen­dante de la masse.

Le vrai mys­tère est de savoir pour­quoi 1 Kg de plomb tombe comme 1 Kg de fer. Les corps qui se meuvent sous la seule influence du champ de gra­vi­ta­tion subissent une accé­lé­ra­tion qui ne dépend aucu­ne­ment de la matière ni de l’état phy­sique du corps. Ça, c’est pour le moins sin­gu­lier, et c’est cette sin­gu­la­rité qui à mené à la théo­rie de la Rela­ti­vité et ainsi conduit à une vision non gali­léenne de l’univers.

Mais, allez savoir pour­quoi, qu’un kilo de plomb tombe comme un kilo de fer ne sur­prend per­sonne...

Alain Van Kerck­ho­ven