ACTUALITÉS

Paru­tions, créa­tions, expo­si­tions

Nature Humaine

Après quatre ans d’é­cri­ture, Nature Humaine : Indus­tria­li­sa­tion des affects et dégra­da­tion du réel est paru.

Le 4 de cou­ver­ture : « Croyons-nous réel­le­ment à la jus­tice, au bien et au mal, au sacré ? Nos désirs, nos juge­ments, nos déci­sions sont-ils réel­le­ment les nôtres ? Par­fois, le sen­ti­ment d’exister s’estompe au pro­fit de celui de par­ti­ci­per, c’est-à-dire d’être part d’un sys­tème que per­sonne ne guide. La connais­sance semble alors uto­pique, les affects construits, et les mythes se dévoilent en tant que tels. La notion de fina­lité a som­bré, entraî­née dans les abysses du sens en tant que signi­fi­ca­tion mais aussi que direc­tion à suivre. Toute entre­prise de la rai­son s’affirme tau­to­lo­gique et le réel lui-même semble recu­ler.
Les bases pour­tant tiennent bon. À la fois sou­ve­raines et négli­gées, les lois de la com­plexité et de la ther­mo­dy­na­mique opèrent sans relâche là où nous ne voyons que des émo­tions, des valeurs et des méca­nismes socio-économiques. Nous navi­guons ainsi dans un réel phy­sique, gui­dés par une car­to­gra­phie fic­tion­nelle. Éton­nam­ment, cette navi­ga­tion aveugle se révèle tel­le­ment effi­cace qu’elle a per­mis à l’homme de s’assurer une place de choix dans l’écosystème de la pla­nète, mais aussi de se pen­ser hors de la nature. Mais, de façon sourde, le réel nous rap­pelle désor­mais à lui.
Seule une approche natu­ra­liste inter­ro­geant à la fois les effets et les causes phy­siques de nos actes per­met de nous pen­ser comme élé­ments de la nature. Ceci ne peut se faire sans remettre en ques­tion à la fois la nature de l’homme, et la nature faite homme.
Alain Van Kerck­ho­ven entre­prend ici de géné­ra­li­ser sa réflexion natu­ra­liste ini­tiée dans Le Libre Arbitre : Esquisse d’une méta­phy­sique de la liberté (L’Harmattan, 2017). »

Dis­po­nible ici (commandez-le en EUR pour évi­ter des frais de change), sur Ama­zon et chez votre libraire favori...

La Connaissance, une croyance utopique ? (2)

Seconde confé­rence bruxel­loise sur la phi­lo­so­phie de la connais­sance, ce 20 février 2020.

Edmund Get­tier a mis l’ac­cent sur le fait que les condi­tions néces­saires pour par­ler de connais­sance (une croyance jus­ti­fiée dans une chose vraie) ne sont pas suf­fi­santes. Je dresse des paral­lèles avec le dis­cours média­tique et la construc­tion de sto­ry­tel­lings. Reve­nant dans le champ phi­lo­so­phique, je ques­tionne le scep­ti­cisme épis­té­mo­lo­gique et en viens à pro­po­ser une double éthique de la connais­sance.

L’un des objec­tifs de cette confé­rence est de confron­ter une nou­velle fois cer­taines théo­ries à paraître dans mon pro­chain ouvrage (titre pro­vi­soire : Nature humaine).

 

La Connaissance, une croyance utopique ? (1)

Confé­rence bruxel­loise sur la phi­lo­so­phie de la connais­sance, ce 4 sep­tembre 2019.

J’a­borde le phé­no­mène en par­tant des condi­tions néces­saires pour m’at­tar­der sur le cri­tère de jus­ti­fi­ca­tion mis en ques­tion par Edmund Get­tier. Par­tant, je dresse des paral­lèles avec le dis­cours média­tique et la construc­tion de sto­ry­tel­lings. Reve­nant dans le champ phi­lo­so­phique, je ques­tionne le scep­ti­cisme épis­té­mo­lo­gique et en viens à pro­po­ser une double éthique de la connais­sance.

L’un des objec­tifs de cette confé­rence est de confron­ter cer­taines théo­ries à paraître dans mon pro­chain ouvrage (titre pro­vi­soire : Nature humaine).

 

La Fille du Roi d’Écosse : Création mondiale

La soprano Yuhmi Suke Iwa­moto a accepté de créer en 2019 les Trois images de Magali (texte encore inédit, musique de Michel Lysight). Elle sera accom­pa­gné de Jean-Marc Fes­sard (cla­ri­nette) et de Johan Schmidt (piano).

Le 14 juin 2019 à 20:00
Espace Del­vaux
3, Rue Gra­tès
1170 Water­mael – Boits­fort (Brus­sels)

 

Des miettes dans le lit

Des miettes dans le lit : poèmes est joli­ment paru aux Édi­tions Chloé des Lys (Barry).

Quelques poèmes, prin­ci­pa­le­ment de jeu­nesse, des ins­tan­ta­nés sus­ci­tés par ces moments irré­so­lus, qui construisent nos nos­tal­gies.

« Je ne sais plus où je l’ai mise...
- On va la retrou­ver !
- Je ne sais plus où je l’ai mise, qu’il répétait.

Et puis il s’as­sied, comme ça, au bord du trot­toir, à mi- hau­teur de la rue de la Vic­toire.

Lui, c’était mon père. Et il renonçait à cher­cher sa voi­ture. Il fai­sait bon et, en face, une camion­nette de loca­tion essayait péniblement de se garer.

- Un jour, je ne sau­rai même plus qui tu es, qu’il ajoute. »

Dis­po­nible sur le site de l’é­di­teur ou mieux encore, chez votre libraire favori...

(Méta-)physique du libre arbitre

Le Libre Arbitre

Je suis invité par à don­ner, le 21 décembre 2018, une confé­rence sur La (méta-)physique du libre arbitre, à Louvain-La-Neuve.

Extra-Small 2017

Par­ti­ci­pa­tion pro­chaine à l’ex­po­si­tion Extra-Small 2017 orga­ni­sée par la Mai­son des Arts de Schaer­beek (chaus­sée d’Haecht 147) du ven­dredi 8 décembre au dimanche 10 décembre 2017.

Le ver­nis­sage aura lieu ven­dredi 8 décembre de 19:00 à 22:00.

[Détails sur le site de la Mai­son des Arts ou sur Face­book.]

(Méta-)physique du libre arbitre

Le Libre Arbitre

Je suis invité par Mensa Bel­gique à don­ner, le 28 juillet 2017, une confé­rence sur La (méta-)physique du libre arbitre, dans le beau quar­tier d’Ou­tre­meuse (Rue Grande-Bêche 35 à 4020 Liège).

Courants d’Airs 2017

La 12e édi­tion de ce fes­ti­val des arts de la scène est acces­sible gra­tui­te­ment à l’i­ni­tia­tive du Conser­va­toire royal de Bruxelles en Musique et Arts de la parole. Le 19 avril 2017, à 20:00 seront jouées trois oeuvres coécrites avec le com­po­si­teur belge Michel Lysight : Three Phi­lo­so­phers Songs, et les deux Regards sur Arle­quin.

D’autres oeuvres ins­tru­men­tales de Michel Lysight sont pro­gram­mées (dont une créa­tion mon­diale), ainsi que le fan­tas­tique Tehil­lim de Steve Reich.

Sur scène : Quin­tette EtCae­tera, Thi­baut Lou­vel (piano), Stann Duguet (vio­lon­celle), Sesim Bez­duz (vio­lon), Ninon Demange (Soprano), Romain Dayez (Bary­ton), Pierre Qui­riny (marimba), Antoine Dan­doy (marimba) et le Royal Conser­va­tory of Brus­sels Orches­tra sous la direc­tion de Phi­lippe Gérard.

Coor­don­nées et réser­va­tion

Le Libre Arbitre

Le Libre ArbitreLe Libre Arbitre : Esquisse d’une méta­phy­sique de la liberté trouve désor­mais sa place dans le cata­logue de L’Har­mat­tan (Paris).

La des­crip­tion de l’é­di­teur ne demande aucune retouche : « Notre expé­rience quo­ti­dienne nous le prouve : nous pre­nons des déci­sions pour nous dépla­cer, pour pen­ser, pour agir et réagir. Nous pre­nons ces déci­sions selon notre nature et de notre envi­ron­ne­ment, mais aussi en fonc­tion de notre volonté propre. C’est cette carac­té­ris­tique essen­tielle qui confère à l’hu­main son libre arbitre.
Tou­te­fois, rien dans la science ne vient confor­ter cette for­mi­dable intui­tion. Au contraire, les modèles contem­po­rains des neu­ros­ciences et des science cog­ni­tives tendent à faire de nous des machines impar­faites, et à relé­guer la volonté au rang d’illu­sion.
Dans ce court essai, Alain Van Kerck­ho­ven démontre que le libre arbitre a tou­jours été ins­tru­men­ta­lisé pour jus­ti­fier des pos­tures reli­gieuses, phi­lo­so­phiques ou poli­tiques. L’ap­pa­ri­tion de nou­veaux outils de connais­sance per­met pour la pre­mière fois d’en faire un sujet d’é­tude ration­nelle.
Les conclu­sions nous entraînent aux fron­tières de la science et de la phi­lo­so­phie, au cœur de l’ex­pé­rience humaine. »

Dis­po­nible sur Ama­zon, sur le site de l’é­di­teur ou mieux encore, chez votre libraire favori...

Bonne critique pour la Complainte des Esclaves

La pièce est en tout cas bien réjouis­sante et l’interprétation de cette œuvre ne lais­sera cer­tai­ne­ment pas le public ni les cho­ristes indif­fé­rents.

Brève et favo­rable cri­tique d’une courte pièce qui suit son che­min auprès des jeunes chan­teurs... Merci à l’é­di­teur pour la pro­mo­tion !

La Complainte des esclaves au catalogue de Delatour

La Complainte des esclavesLa Com­plainte des Esclaves est une courte pièce humo­ris­tique écrite à nou­veau en col­la­bo­ra­tion avec le com­po­si­teur Michel Lysight. Les esclaves dont il est ques­tion sont les jeunes cho­ristes, sup­pliant leur chef de chœur de ne plus jamais leur don­ner à chan­ter de musique contem­po­raine. La musique est un clin d’œil pas­ti­chant les grands clas­siques, tout en conser­vant la touche per­son­nelle du com­po­si­teur.

La pièce, pour choeur d’en­fants à 2 voix, 2 per­cus­sion­nistes et 2 ins­tru­ments ou piano, est dis­po­nible en ver­sion papier ou élec­tro­nique aux Édi­tions Dela­tour.

Les Chants de Casanova édités !

Les Chants de CasanovaLes Chants de Casa­nova sont fina­le­ment dis­po­nibles dans le cata­logue de Dela­tour, France.

Cette vaste fresque lyrique de 45 minutes pour contre-ténor (ou bary­ton), choeur mixte et grand orchestre sym­pho­nique fut écrite en col­la­bo­ra­tion avec le com­po­si­teur belge Michel Lysight.

Écrits de 2005 à 2006, Les Chants de Casa­nova ne sont pas un récit linéaire de la vie de Casa­nova, mais plu­tôt une évo­ca­tion en un pré­lude et six chants de divers évé­ne­ments mar­quants qui ont jalonné le par­cours de ce fas­ci­nant per­son­nage. Les ambiances musi­cales, très variées, sont carac­té­ris­tiques du style du com­po­si­teur : lyrisme, expres­sion, vastes mélo­dies, sub­ti­lité des cou­leurs orches­trales et rythmes impla­cables s’y côtoient de manière natu­relle.

La créa­tion mon­diale de cette pièce maî­tresse du com­po­si­teur a eu lieu le 29 jan­vier 2010 dans la Grande Salle du Conser­va­toire royal de Bruxelles et le 30 jan­vier à l’Aula Magna de L’U­ni­ver­sité catho­lique de Lille par les Chœurs de l’U­nion Euro­péenne, les Chœurs et l’Or­chestre du Conser­va­toire royal de Bruxelles sous la direc­tion de Pierre-Yves Gro­nier (chefs de chœurs : Dirk De Moor et Charles Michiels).

Deux Regards sur Arlequin : Création mondiale

Créa­tion mon­diale des Deux Regards sur Arle­quin par l’en­semble Musiques Nou­velles sous la direc­tion Jean-Paul Dessy avec Pau­line Claes (mezzo-soprano), Claire Bour­det (vio­lon & alto), Jean-Pol Zanu­tel (vio­lon­celle), Ber­ten D’Hol­lan­der (flûte), Charles Michiels (cla­ri­nette & cla­ri­nette basse) et Kim Van den Brempt (piano).

La créa­tion a lieu le 14 avril 2016 à Mons dans le cadre du cen­te­naire de la créa­tion du Pier­rot Lunaire d’Ar­nold Schoen­berg.

Deux regards sur Arlequin

Deux regards sombres et nihi­listes sur Arle­quin, décons­trui­sant le gen­til poème d’Albert Giraud mis alors en musique par Arnold Schön­berg dans son Drei­mal sie­ben Gedichte aus Albert Girauds « Pier­rot lunaire ». Cette fois encore, la musique sau­vera et por­tera les vers.

Et bonne critique sur Three Philosophers Songs

Bonne cri­tique aussi, dans le même numéro de novembre de L’É­du­ca­tion Musi­cale (Paris, France) :

Sur un texte en anglais, l’au­teur nous pré­sente trois contes phi­lo­so­phiques libre­ment ins­pi­rés de trois mythes occi­den­taux : le pre­mier, ins­piré de Caïn et Abel, le deuxième du des­tin de l’a­ca­cia et le der­nier s’ins­pire de la légende de Saint Nico­las. L’en­semble laisse un rôle majeur aux par­ties ins­tru­men­tales qui dia­loguent constam­ment avec le chan­teur. Il y a un grand lyrisme dans cette œuvre atta­chante.

Bonne critique sur El Niño de Atocha

Bonne cri­tique dans le numéro de novembre de L’É­du­ca­tion Musi­cale (Paris, France) :

Créée le 13 mai 2012 à Bruxelles, cette œuvre a été ins­pi­rée par les confi­dences faites à l’au­teur du texte par une jeune femme de répu­blique domi­ni­caine. El Niño de Ato­cha est un « enfant Jésus » local qui pro­té­geait des sor­ciers et cal­mait les peurs de la petite fille. L’al­ter­nance de deux thèmes musi­caux, l’un à carac­tère de ber­ceuse popu­laire, l’autre plus ryth­mique crée une ambiance typique. Bien que conso­nant, l’en­semble demande un chœur aguerri à cause de la vir­tuo­sité de cer­tains pas­sages, d’au­tant plus qu’il est impor­tant que le texte soit par­fai­te­ment com­pré­hen­sible. Mais on sera récom­pensé du tra­vail demandé par la beauté de l’œuvre.

El Niño de Atocha disponible !

El Niño de AtochaLe texte de El Niño de Ato­cha (2011, © 2015 Édi­tions Dela­tour, France) est né d’une confi­dence que fit à l’au­teur une jeune femme ori­gi­naire de Répu­blique Domi­ni­caine. Comme tous les jeunes enfants de cette île, elle avait eu très peur des sor­ciers et, sous ses draps de petite fille, elle priait alors El Niño de Ato­cha. Cette icône est une image popu­laire de l’en­fant Jésus, assis sur un petit trône avec un cha­peau et une plume, un bâton de pèle­rin, une gourde et un panier conte­nant du pain. À 18 ans, elle quitta sa famille, son pays et le poids de ce catho­li­cisme syn­cré­tique. Si, jus­qu’à pré­sent, la vie ne lui fut guère géné­reuse, elle ne regrette pas d’a­voir laissé der­rière elle ce petit ber­ger un peu kitch et n’a de nos­tal­gie que pour sa naï­veté per­due.

La musique, écrite par le com­po­si­teur belge Michel Lysight, entre­mêle deux thèmes musi­caux, l’un à carac­tère de ber­ceuse popu­laire et l’autre plus ryth­mique, alternent, chaque fois trai­tés de manière dif­fé­rente avant de fina­le­ment se super­po­ser et d’a­me­ner une très vir­tuose conclu­sion.

La créa­tion mon­diale a eu lieu le 13 mai 2012 à Bruxelles par Oli­vier Ber­ten, Ned­jelka Can­dina, Johan Fos­tier, Maria Helena Schoeps et Gilles Wier­nik.

Three Philosophers Songs est édité.

Three Philosophers SongsThree Phi­lo­so­phers Songs est dis­po­nible chez Dela­tour, notre désor­mais édi­teur habi­tuel.

Cette œuvre pour Bary­ton, flûte, vio­lon, vio­lon­celle et piano est à nou­veau écrite en col­la­bo­ra­tion avec le com­po­si­teur belge Michel Lysight et résulte d’une com­mande de Mireille Del­vaux.

Cer­tains sym­boles ont tra­versé les civi­li­sa­tions et les âges, uti­li­sant comme véhi­cules des mythes qui se per­pé­tuent de mille façons : récits reli­gieux, chan­sons popu­laires ou décors de cathé­drales par exemple. Les plus forts de ces sym­boles ont nourri (et été nour­ris par) une dis­ci­pline ini­tia­tique à la fois spé­cu­la­tive et opé­ra­tive : l’alchimie.
 
Three Phi­lo­so­phers Songs – que l’on pour­rait tra­duire par « Trois Mélo­dies phi­lo­so­phales » – évoque trois de ces mythes occi­den­taux sous un éclai­rage phi­lo­so­phal.
  1. The Fruits of the Earth se réfère à l’étrange his­toire de Caïn et Abel. La musique est construite sur la tech­nique de la basse obs­ti­née. Dans les divers épi­sodes qui se suc­cèdent, la voix et les ins­tru­ments éta­blissent un dia­logue sou­li­gnant le carac­tère dra­ma­tique du récit.
  2. Roots and Thorns évoque de mul­tiples des­tins de l’acacia. La pièce s’ouvre sur une suc­ces­sion d’ac­cords mineurs dis­tants les uns des autres d’un inter­valle de tierce (mineure ou majeure). Une mélo­die se déploie vers la fin de cette longue intro­duc­tion. Suit alors un pas­sage cen­tral plus agité ryth­mi­que­ment où le chant prend le rôle cen­tral, sou­tenu par les ins­tru­ments. Une troi­sième sec­tion voit reve­nir la suc­ces­sion d’ac­cords et la mélo­die ini­tiale.
  3. The Salt of the Earth revi­site la très alchi­mique légende de Saint Nico­las. L’u­ti­li­sa­tion d’un accord sans tierce donne un carac­tère « médié­val » à la courte intro­duc­tion ins­tru­men­tale. La voix chante alors en boucle une mélo­die simple, très expres­sive, et c’est l’en­semble ins­tru­men­tal qui crée les dif­fé­rentes atmo­sphères et varia­tions de carac­tère. La conclu­sion, pure­ment ins­tru­men­tale, uti­lise essen­tiel­le­ment la mélo­die prin­ci­pale et finit sur l’ac­cord sans tierce du début.
La créa­tion mon­diale a eu lieu le 8 novembre 2014 au Conser­va­toire royal de Bruxelles par l’en­semble Grupo 46, dédi­ca­taire de l’œuvre : Ale­jan­dro Beresi (flûte), Clau­dine Schott (vio­lon), Guillermo Cer­viño Wood (vio­lon­celle), Car­los Palazzo (bary­ton) et Paule Van den Driessche (piano).

Anamnèse (réduction chant-piano) est sorti.

AnamnèseLa réduc­tion chant d’Ana­mnèse (ori­gi­nel­le­ment pour chœur mixte et orchestre à cordes) est dis­po­nible aux Édi­tions Dela­tour (France)

Écrite en col­la­bo­ra­tion avec le com­po­si­teur belge Michel Lysight, cette pièce s’ouvre sur une basse obs­ti­née de six notes en valeurs régu­lières ; les dif­fé­rents pupitres de l’orchestre construisent sur cette basse un cho­ral sur lequel se greffent pro­gres­si­ve­ment deux motifs mélo­diques énon­cés par les voix du chœur. Le pre­mier motif est chanté en canon à trois par­ties par les sopra­nos, altos et ténors tan­dis que seules les basses chantent le deuxième.

Le texte est né du constat que les six camps d’extermination nazis de la seconde Guerre Mon­diale furent bâtis en Pologne. Ce fait his­to­rique, en contra­dic­tion avec le souci de ren­de­ment et d’optimisation des concep­teurs de la Shoah, n’a jamais reçu d’explication satis­fai­sante. L’auteur ima­gine le ques­tion­ne­ment de des­cen­dants polo­nais sur le rôle de leurs parents dans l’une des plus grandes entre­prises de déshu­ma­ni­sa­tion de l’histoire.

Chaque voix chante son propre texte, indé­pen­dam­ment des autres, incar­nant d’abord l’horreur des pri­son­niers, puis celle, à quelques géné­ra­tions de dis­tance, des jeunes Polo­nais décou­vrant l’histoire. Fur­ti­ve­ment, ces voix indi­vi­duelles convergent vers les mêmes sono­ri­tés, les mêmes mots et la même conscience.

La musique, très lyrique et expres­sive lorsque le texte énonce des paroles de pri­son­niers, devient net­te­ment plus dis­tan­ciée et froi­de­ment ryth­mique dans la par­tie cen­trale, au moment où le chœur égrène sys­té­ma­ti­que­ment les noms de chaque camp, comme pour en évo­quer la totale déshu­ma­ni­sa­tion. La der­nière par­tie voit s’inverser les rôles de l’orchestre et du chœur : ce der­nier chante le cho­ral du début tan­dis que les deux motifs mélo­diques sont joués par l’orchestre jusqu’à ce que le silence sur­vienne abrup­te­ment.

L’Espace entre les choses

Recom­men­cer à publier, de petites notes, images. Des billets de villes sous la pluie, de gestes hési­tants, de mots que le jour et la nuit tentent d’échanger, de lignes de fuite et de regards riant ou per­dus.

Le flux serait court, l’iPhone dans la poche de mon jean étant mon seul bloc-notes.

Pas non plus d’édition, seule­ment des cor­rec­tions. Retrou­ver l’instantanéité du regard et de l’écrit, avoir l’illusion de sau­ver ce que l’on aper­çoit entre les choses.

Tout sera là, dans L’Es­pace entre les choses.

Three Philosophers’ Songs : Création mondiale

Créa­tion mon­diale de Three Phi­lo­so­phers’ Songs (Trois mélo­dies phi­lo­so­phales), œuvre pour Bary­ton, flûte, vio­lon, vio­lon­celle et piano co-écrite avec le com­po­si­teur Michel Lysight en 2014 et com­man­dée par Mireille Del­vaux. pour l’en­semble Grupo 46.

Cer­tains sym­boles ont tra­versé les civi­li­sa­tions et les âges, uti­li­sant comme véhi­cules des mythes qui se per­pé­tuent de mille façons : récits reli­gieux, chan­sons popu­laires ou décors de cathé­drales par exemple. Les plus forts de ces sym­boles ont nourri (et été nour­ris par) une dis­ci­pline ini­tia­tique à la fois spé­cu­la­tive et opé­ra­tive : l’alchimie.

Three Phi­lo­so­phers Songs évoque trois de ces mythes occi­den­taux sous un éclai­rage phi­lo­so­phal. The Fruits of the Earth se réfère à l’étrange his­toire de Caïn et Abel. La musique est construite sur la tech­nique de la basse obs­ti­née. Dans les divers épi­sodes qui se suc­cèdent, la voix et les ins­tru­ments éta­blissent un dia­logue sou­li­gnant le carac­tère dra­ma­tique du récit. Roots and Thorns évoque de mul­tiples des­tins de l’acacia. La pièce s’ouvre sur une suc­ces­sion d’ac­cords mineurs dis­tants les uns des autres d’un inter­valle de tierce (mineure ou majeure). Une mélo­die se déploie vers la fin de cette longue intro­duc­tion. Suit alors un pas­sage cen­tral plus agité ryth­mi­que­ment où le chant prend le rôle cen­tral, sou­tenu par les ins­tru­ments. Une troi­sième sec­tion voit reve­nir la suc­ces­sion d’ac­cords et la mélo­die ini­tiale. The Salt of the Earth revi­site la très alchi­mique légende de Saint Nico­las. L’u­ti­li­sa­tion d’un accord sans tierce donne un carac­tère « médié­val » à la courte intro­duc­tion ins­tru­men­tale. La voix chante alors en boucle une mélo­die simple, très expres­sive, et c’est l’en­semble ins­tru­men­tal qui crée les dif­fé­rentes atmo­sphères et varia­tions de carac­tère. La conclu­sion, pure­ment ins­tru­men­tale, uti­lise essen­tiel­le­ment la mélo­die prin­ci­pale et finit sur l’ac­cord sans tierce du début.

Le concert aura lieu le 8 novembre 2014 au Conser­va­toire Royal de Bruxelles et sera donné par l’en­semble Grupo 46 : Ale­jan­dro Beresi (flûte), Clau­dine Schott (vio­lin), Guillermo Cer­viño Wood (cello), Car­los Palazzo (bari­tone) and Paule Van den Driessche (piano).

Quitter

Les déci­sions que l’on prend n’ont de sens que si elles ont un prix, et le prix des départs est celui des sou­ve­nirs. Accep­ter le moment tel qu’il est, sans l’in­ter­pré­ter, sans l’at­té­nuer ni le magni­fier. L’ou­bli est un sou­ve­rain capri­cieux et cha­ri­table.

Chaque déci­sion est un départ, chaque oubli une allé­gresse.

Nil

 

La Complainte des esclaves : Création mondiale

Créa­tion mon­diale aujourd’­hui à l’Au­di­to­rium Érik Satie (La Cour­neuve, France) par Choï Sin­wood (accor­déon), Léo Des­champs, Jean-Baptiste Let­zel­ter et l’en­semble cho­ral La Croche Choeur. Le concert fut ponc­tué de flat­teuses mais injus­ti­fiées lec­tures de quatre de mes poèmes : Six fins ultimes, Le Com­mis­sa­riat, Le Snack et Le Conqué­rant.

Anamnèse : Création belge

Cette œuvre est un tra­vail de mémoire cen­tré sur ce constat : les six camps d’ex­ter­mi­na­tion nazis qui firent près de 3 mil­lions de vic­times et qui furent un ins­tru­ment cen­tral de la Shoah, furent tous situés en Pologne.

Ana­mnèse est une œuvre écrite en col­la­bo­ra­tion avec Michel Lysight qui en a com­posé la musique. La créa­tion mon­diale a eu lieu en 2001 à Var­so­vie (Pologne) par AMFC Vocal consort, I Musici Bru­cel­len­sis (dir. Zofia Wis­lo­cka).

La créa­tion belge aura lieu le 2 octobre 2011 à Bruxelles par les Choeurs de l’U­nion Euro­péenne (dir. Dirk De Moor) et l’Orchestre du XXIe siècle (dir. Michel Lysight).

 

El Niño de Atocha : Création mondiale

Créa­tion mon­diale d’El Niño de Ato­cha, pièce pour quin­tette vocal a capella co-écrite avec le com­po­si­teur Michel Lysight en 2012.

Le texte de El Niño de Ato­cha (2011) est né d’une confi­dence que fit à l’au­teur une jeune femme ori­gi­naire de Répu­blique Domi­ni­caine. Comme tous les jeunes enfants de cette île, elle avait eu très peur des sor­ciers et, sous ses draps de petite fille, elle priait alors El Niño de Ato­cha. Cette icône est une image popu­laire de l’en­fant Jésus, assis sur un petit trône avec un cha­peau et une plume, un bâton de pèle­rin, une gourde et un panier conte­nant du pain. À 18 ans, elle quitta sa famille, son pays et le poids de ce catho­li­cisme syn­cré­tique. Si, jus­qu’à pré­sent, la vie ne lui fut guère géné­reuse, elle ne regrette pas d’a­voir laissé der­rière elle ce petit ber­ger un peu kitch et n’a de nos­tal­gie que pour sa naï­veté per­due.

Deux thèmes musi­caux, l’un à carac­tère de ber­ceuse popu­laire et l’autre plus ryth­mique, alternent, chaque fois trai­tés de manière dif­fé­rente avant de fina­le­ment se super­po­ser et d’a­me­ner une très vir­tuose conclu­sion.

Le concert aura lieu le 13 mai 2012 à Bruxelles, à l’A­te­lier Mar­cel Has­tir, par Oli­vier Ber­ten, Ned­jelka Can­dina, Johan Fos­tier, Maria Helena Schoeps et Gilles Wier­nik.

La Complainte des esclaves : Création mondiale

Créa­tion mon­diale de la Com­plainte des esclaves, plai­san­te­rie musi­cale pour choeur d’en­fants et piano, co-écrite en 2010 avec le com­po­si­teur Michel Lysight.

Les esclaves de cette courte pièce humo­ris­tique sont bien entendu les jeunes cho­ristes, sup­pliant leur chef de chœur de ne plus jamais leur don­ner à chan­ter de musique contem­po­raine. La musique est un clin d’œil pas­ti­chant les grands clas­siques, tout en conser­vant la touche per­son­nelle du com­po­si­teur.

Le concert aura lieu le 15 avril 2010 à Paris par Les jeunes voix du Conser­va­toire Darius Mil­haud sous la direc­tion de Cécile Lana Mar­tin, avec Adrien Por­net, Léo Bache­let (per­cus­sions) et Vincent Pou­de­roux (flûte).

Les Chants de Casanova : Création française

Les chants de CasanovaCréa­tion fran­çaise des Chants de Casa­nova, large fresque sous forme de can­tate pour contralto, choeur mixte et orchestre co-écrite en 2009 avec le com­po­si­teur Michel Lysight.

La créa­tion fran­çaise aura lieu au len­de­main de la créa­tion mon­diale à Bruxelles : le 30 jan­vier 2010 à Lille par Les Choeurs de l’Université Catho­lique de Lille.

 

Les Chants de Casanova : Création mondiale

Créa­tion mon­diale des Chants de Casa­nova, large fresque sous forme de can­tate pour contralto, choeur mixte et orchestre co-écrite en 2009 avec le com­po­si­teur Michel Lysight.

Vaste fresque en un Pré­lude et sept Chants, l’œuvre fait la part belle à l’ex­pres­sion et au lyrisme, mais éga­le­ment à l’é­cri­ture mini­ma­liste carac­té­ris­tique du com­po­si­teur. Les chœurs sont tan­tôt trai­tés en homo­ryth­mie, scan­dant tous le même texte sur un rythme plus ou moins iden­tique, tan­tôt en écri­ture plus com­plexe mêlant mélo­dies et textes dif­fé­rents, ou encore inté­grés dans l’or­chestre de manière plus ins­tru­men­tale. Le soliste, contre­té­nor ou bary­ton, incarne Casa­nova dans deux grands airs où les ins­tru­ments dia­loguent avec lui, appor­tant un com­men­taire musi­cal au texte chanté. L’or­ches­tra­tion, élé­ment fon­da­men­tal de la pièce, a été par­ti­cu­liè­re­ment éla­bo­rée afin d’of­frir un chan­ge­ment per­ma­nent d’i­mages et de cou­leurs sonores. Enfin, le final voit le retour de nom­breux élé­ments des dif­fé­rentes par­ties, les super­po­sant dans une écri­ture contra­pun­tique vir­tuose.

Le nom de Casa­nova ali­mente depuis deux siècles d’é­pais fan­tasmes qui en masquent le vrai visage. Homme des Lumières, de culture et d’in­tel­li­gence, amou­reux sin­cère et avide de liberté, Casa­nova s’offre à la vie, à l’a­mour et au monde sans exi­ger autre contre­par­tie qu’un plai­sir volup­tueux et par­tagé. Il enseigne par le seul exemple de sa conduite un art de vivre qu’il conçoit comme condi­tion néces­saire (peut-être suf­fi­sante?) au bon­heur. Les Chants de Casa­nova sont nés d’une image pré­cise. Jeté par un pou­voir arbi­traire dans les Plombs de Venise, Casa­nova se plonge dans La Divine Comé­die de Dante et rêve le des­tin qu’il vivra ensuite. Il sur­vit à cette épreuve en don­nant à sa liberté confis­quée le visage d’une Europe dont il sera le plus avide voya­geur.

La créa­tion mon­diale aura lieu le 29 jan­vier 2010 à Bruxelles par Les Choeurs de l’Union Euro­péenne, Les Choeurs et l’Orchestre du Conser­va­toire royal de Bruxelles et Le Cercle Cho­ral Euro­péen.

Le Nu sans dessus dessous

Par­ti­ci­pa­tion pro­chaine à l’ex­po­si­tion Le nu sans des­sus des­sous orga­ni­sée par la La Fabrik (Rue Pierre-Joseph Antoine, 79 à 4040 Hers­tal) du ven­dredi 8 mai au samedi 16 mai 2009.

  • Ver­nis­sage le 9 mai à 19h00.
  • Ver­nis­sage de clo­tûre le 16 à 19h00
  • Ouvert les autres jours de 10h à 12h00 et 13h30 à 18h00.

Exposition

Anamnèse est édité.

AnamnèseAna­mnèse, pour chœur mixte et orchestre à cordes, est désor­mais dis­po­nible aux Édi­tions Dela­tour (France).

Écrite en col­la­bo­ra­tion avec le com­po­si­teur belge Michel Lysight, cette pièce s’ouvre sur une basse obs­ti­née de six notes en valeurs régu­lières ; les dif­fé­rents pupitres de l’or­chestre construisent sur cette basse un cho­ral sur lequel se greffent pro­gres­si­ve­ment deux motifs mélo­diques énon­cés par les voix du chœur. Le pre­mier motif est chanté en canon à trois par­ties par les sopra­nos, altos et ténors tan­dis que seules les basses chantent le deuxième.

Le texte est né du constat que les six camps d’extermination nazis de la seconde Guerre Mon­diale furent bâtis en Pologne. Ce fait his­to­rique, en contra­dic­tion avec le souci de ren­de­ment et d’optimisation des concep­teurs de la Shoah, n’a jamais reçu d’explication satis­fai­sante. L’auteur ima­gine le ques­tion­ne­ment de des­cen­dants polo­nais sur le rôle de leurs parents dans l’une des plus grandes entre­prises de déshu­ma­ni­sa­tion de l’histoire.

Chaque voix chante son propre texte, indé­pen­dam­ment des autres, incar­nant d’abord l’horreur des pri­son­niers, puis celle, à quelques géné­ra­tions de dis­tance, des jeunes Polo­nais décou­vrant l’histoire. Fur­ti­ve­ment, ces voix indi­vi­duelles convergent vers les mêmes sono­ri­tés, les mêmes mots et la même conscience.

La musique, très lyrique et expres­sive lorsque le texte énonce des paroles de pri­son­niers, devient net­te­ment plus dis­tan­ciée et froi­de­ment ryth­mique dans la par­tie cen­trale, au moment où le chœur égrène sys­té­ma­ti­que­ment les noms de chaque camp, comme pour en évo­quer la totale déshu­ma­ni­sa­tion. La der­nière par­tie voit s’in­ver­ser les rôles de l’or­chestre et du chœur : ce der­nier chante le cho­ral du début tan­dis que les deux motifs mélo­diques sont joués par l’or­chestre jus­qu’à ce que le silence sur­vienne abrup­te­ment.