ACTUALITÉS

Parutions, créations, expositions

Brooklyn Café

Brooklyn Café

Brooklyn Café : Dix-sept tentatives de rédemption est paru aux Éditions Chloé des Lys (Barry).

Mélange intime de faux souvenirs et d’émotions réelles, Brooklyn Café est une recension d’instants volés à la nuit. Les rencontres y sont furtives et singulières. Ceux qui vivent le jour et qui ne doivent qu’au hasard leur rencontre avec la nuit, ceux-là y voient de la superficialité. Mais ceux de la nuit partagent le lourd secret que la lumière du jour est artificieuse, et que seuls les néons mettent le réel à nu. En vertu de quoi, tant que les nuits et les jours se succéderont, l’existence du Brooklyn Café restera toujours sujette à controverses.

Disponible sur le site de l’éditeur ou mieux encore, chez votre libraire favori...

Nature Humaine

Après quatre ans d’écriture, Nature Humaine : Industrialisation des affects et dégradation du réel est paru.

Le 4 de couverture : « Croyons-nous réellement à la justice, au bien et au mal, au sacré ? Nos désirs, nos jugements, nos décisions sont-ils réellement les nôtres ? Parfois, le sentiment d’exister s’estompe au profit de celui de participer, c’est-à-dire d’être part d’un système que personne ne guide. La connaissance semble alors utopique, les affects construits, et les mythes se dévoilent en tant que tels. La notion de finalité a sombré, entraînée dans les abysses du sens en tant que signification mais aussi que direction à suivre. Toute entreprise de la raison s’affirme tautologique et le réel lui-même semble reculer.
Les bases pourtant tiennent bon. À la fois souveraines et négligées, les lois de la complexité et de la thermodynamique opèrent sans relâche là où nous ne voyons que des émotions, des valeurs et des mécanismes socio-économiques. Nous naviguons ainsi dans un réel physique, guidés par une cartographie fictionnelle. Étonnamment, cette navigation aveugle se révèle tellement efficace qu’elle a permis à l’homme de s’assurer une place de choix dans l’écosystème de la planète, mais aussi de se penser hors de la nature. Mais, de façon sourde, le réel nous rappelle désormais à lui.
Seule une approche naturaliste interrogeant à la fois les effets et les causes physiques de nos actes permet de nous penser comme éléments de la nature. Ceci ne peut se faire sans remettre en question à la fois la nature de l’homme, et la nature faite homme.
Alain Van Kerckhoven entreprend ici de généraliser sa réflexion naturaliste initiée dans Le Libre Arbitre : Esquisse d’une métaphysique de la liberté (L’Harmattan, 2017). »

Disponible ici (commandez-le en EUR pour éviter des frais de change), sur Amazon et chez votre libraire favori...

La Connaissance, une croyance utopique ? (2)

Seconde conférence bruxelloise sur la philosophie de la connaissance, ce 20 février 2020.

Edmund Gettier a mis l’accent sur le fait que les conditions nécessaires pour parler de connaissance (une croyance justifiée dans une chose vraie) ne sont pas suffisantes. Je dresse des parallèles avec le discours médiatique et la construction de storytellings. Revenant dans le champ philosophique, je questionne le scepticisme épistémologique et en viens à proposer une double éthique de la connaissance.

L’un des objectifs de cette conférence est de confronter une nouvelle fois certaines théories à paraître dans mon prochain ouvrage (titre provisoire : Nature humaine).

 

La Connaissance, une croyance utopique ? (1)

Conférence bruxelloise sur la philosophie de la connaissance, ce 4 septembre 2019.

J’aborde le phénomène en partant des conditions nécessaires pour m’attarder sur le critère de justification mis en question par Edmund Gettier. Partant, je dresse des parallèles avec le discours médiatique et la construction de storytellings. Revenant dans le champ philosophique, je questionne le scepticisme épistémologique et en viens à proposer une double éthique de la connaissance.

L’un des objectifs de cette conférence est de confronter certaines théories à paraître dans mon prochain ouvrage (titre provisoire : Nature humaine).

 

La Fille du Roi d’Écosse : Création mondiale

La soprano Yuhmi Suke Iwamoto a accepté de créer en 2019 La Fille du Roi d’Écosse (texte encore inédit, musique de Michel Lysight). Elle sera accompagné de Jean-Marc Fessard (clarinette) et de Johan Schmidt (piano).

Le 14 juin 2019 à 20:00
Espace Delvaux
3, Rue Gratès
1170 Watermael – Boitsfort (Bruxelles)

 

Des miettes dans le lit

Des miettes dans le lit : poèmes est joliment paru aux Éditions Chloé des Lys (Barry).

Quelques poèmes, principalement de jeunesse, des instantanés suscités par ces moments irrésolus, qui construisent nos nostalgies.

« Je ne sais plus où je l’ai mise...
- On va la retrouver !
- Je ne sais plus où je l’ai mise, qu’il répétait.

Et puis il s’assied, comme ça, au bord du trottoir, à mi- hauteur de la rue de la Victoire.

Lui, c’était mon père. Et il renonçait à chercher sa voiture. Il faisait bon et, en face, une camionnette de location essayait péniblement de se garer.

- Un jour, je ne saurai même plus qui tu es, qu’il ajoute. »

Disponible sur le site de l’éditeur ou mieux encore, chez votre libraire favori...

(Méta-)physique du libre arbitre

Le Libre Arbitre

Je suis invité par à donner, le 21 décembre 2018, une conférence sur La (méta-)physique du libre arbitre, à Louvain-La-Neuve.

Extra-Small 2017

Participation prochaine à l’exposition Extra-Small 2017 organisée par la Maison des Arts de Schaerbeek (chaussée d’Haecht 147) du vendredi 8 décembre au dimanche 10 décembre 2017.

Le vernissage aura lieu vendredi 8 décembre de 19:00 à 22:00.

[Détails sur le site de la Maison des Arts ou sur Facebook.]

(Méta-)physique du libre arbitre

Le Libre Arbitre

Je suis invité par Mensa Belgique à donner, le 28 juillet 2017, une conférence sur La (méta-)physique du libre arbitre, dans le beau quartier d’Outremeuse (Rue Grande-Bêche 35 à 4020 Liège).

Courants d’Airs 2017

La 12e édition de ce festival des arts de la scène est accessible gratuitement à l’initiative du Conservatoire royal de Bruxelles en Musique et Arts de la parole. Le 19 avril 2017, à 20:00 seront jouées trois oeuvres coécrites avec le compositeur belge Michel Lysight : Three Philosophers Songs, et les deux Regards sur Arlequin.

D’autres oeuvres instrumentales de Michel Lysight sont programmées (dont une création mondiale), ainsi que le fantastique Tehillim de Steve Reich.

Sur scène : Quintette EtCaetera, Thibaut Louvel (piano), Stann Duguet (violoncelle), Sesim Bezduz (violon), Ninon Demange (Soprano), Romain Dayez (Baryton), Pierre Quiriny (marimba), Antoine Dandoy (marimba) et le Royal Conservatory of Brussels Orchestra sous la direction de Philippe Gérard.

Coordonnées et réservation

Le Libre Arbitre

Le Libre ArbitreLe Libre Arbitre : Esquisse d’une métaphysique de la liberté trouve désormais sa place dans le catalogue de L’Harmattan (Paris).

La description de l’éditeur ne demande aucune retouche : « Notre expérience quotidienne nous le prouve : nous prenons des décisions pour nous déplacer, pour penser, pour agir et réagir. Nous prenons ces décisions selon notre nature et de notre environnement, mais aussi en fonction de notre volonté propre. C’est cette caractéristique essentielle qui confère à l’humain son libre arbitre.
Toutefois, rien dans la science ne vient conforter cette formidable intuition. Au contraire, les modèles contemporains des neurosciences et des science cognitives tendent à faire de nous des machines imparfaites, et à reléguer la volonté au rang d’illusion.
Dans ce court essai, Alain Van Kerckhoven démontre que le libre arbitre a toujours été instrumentalisé pour justifier des postures religieuses, philosophiques ou politiques. L’apparition de nouveaux outils de connaissance permet pour la première fois d’en faire un sujet d’étude rationnelle.
Les conclusions nous entraînent aux frontières de la science et de la philosophie, au cœur de l’expérience humaine. »

Disponible sur Amazon, sur le site de l’éditeur ou mieux encore, chez votre libraire favori...

La Complainte des esclaves au catalogue de Delatour

La Complainte des esclavesLa Complainte des Esclaves est une courte pièce humoristique écrite à nouveau en collaboration avec le compositeur Michel Lysight. Les esclaves dont il est question sont les jeunes choristes, suppliant leur chef de chœur de ne plus jamais leur donner à chanter de musique contemporaine. La musique est un clin d’œil pastichant les grands classiques, tout en conservant la touche personnelle du compositeur.

La pièce, pour choeur d’enfants à 2 voix, 2 percussionnistes et 2 instruments ou piano, est disponible en version papier ou électronique aux Éditions Delatour.

Les Chants de Casanova édités !

Les Chants de CasanovaLes Chants de Casanova sont finalement disponibles dans le catalogue de Delatour, France.

Cette vaste fresque lyrique de 45 minutes pour contre-ténor (ou baryton), choeur mixte et grand orchestre symphonique fut écrite en collaboration avec le compositeur belge Michel Lysight.

Écrits de 2005 à 2006, Les Chants de Casanova ne sont pas un récit linéaire de la vie de Casanova, mais plutôt une évocation en un prélude et six chants de divers événements marquants qui ont jalonné le parcours de ce fascinant personnage. Les ambiances musicales, très variées, sont caractéristiques du style du compositeur : lyrisme, expression, vastes mélodies, subtilité des couleurs orchestrales et rythmes implacables s’y côtoient de manière naturelle.

La création mondiale de cette pièce maîtresse du compositeur a eu lieu le 29 janvier 2010 dans la Grande Salle du Conservatoire royal de Bruxelles et le 30 janvier à l’Aula Magna de L’Université catholique de Lille par les Chœurs de l’Union Européenne, les Chœurs et l’Orchestre du Conservatoire royal de Bruxelles sous la direction de Pierre-Yves Gronier (chefs de chœurs : Dirk De Moor et Charles Michiels).

Deux Regards sur Arlequin : Création mondiale

Création mondiale des Deux Regards sur Arlequin par l’ensemble Musiques Nouvelles sous la direction Jean-Paul Dessy avec Pauline Claes (mezzo-soprano), Claire Bourdet (violon & alto), Jean-Pol Zanutel (violoncelle), Berten D’Hollander (flûte), Charles Michiels (clarinette & clarinette basse) et Kim Van den Brempt (piano).

La création a lieu le 14 avril 2016 à Mons dans le cadre du centenaire de la création du Pierrot Lunaire d’Arnold Schoenberg.

Deux regards sur Arlequin

Deux regards sombres et nihilistes sur Arlequin, déconstruisant le gentil poème d’Albert Giraud mis alors en musique par Arnold Schönberg dans son Dreimal sieben Gedichte aus Albert Girauds « Pierrot lunaire ». Cette fois encore, la musique sauvera et portera les vers.

Et bonne critique sur Three Philosophers Songs

Bonne critique aussi, dans le même numéro de novembre de L’Éducation Musicale (Paris, France) :

Sur un texte en anglais, l’auteur nous présente trois contes philosophiques librement inspirés de trois mythes occidentaux : le premier, inspiré de Caïn et Abel, le deuxième du destin de l’acacia et le dernier s’inspire de la légende de Saint Nicolas. L’ensemble laisse un rôle majeur aux parties instrumentales qui dialoguent constamment avec le chanteur. Il y a un grand lyrisme dans cette œuvre attachante.

Bonne critique sur El Niño de Atocha

Bonne critique dans le numéro de novembre de L’Éducation Musicale (Paris, France) :

Créée le 13 mai 2012 à Bruxelles, cette œuvre a été inspirée par les confidences faites à l’auteur du texte par une jeune femme de république dominicaine. El Niño de Atocha est un « enfant Jésus » local qui protégeait des sorciers et calmait les peurs de la petite fille. L’alternance de deux thèmes musicaux, l’un à caractère de berceuse populaire, l’autre plus rythmique crée une ambiance typique. Bien que consonant, l’ensemble demande un chœur aguerri à cause de la virtuosité de certains passages, d’autant plus qu’il est important que le texte soit parfaitement compréhensible. Mais on sera récompensé du travail demandé par la beauté de l’œuvre.

El Niño de Atocha disponible !

El Niño de AtochaLe texte de El Niño de Atocha (2011, © 2015 Éditions Delatour, France) est né d’une confidence que fit à l’auteur une jeune femme originaire de République Dominicaine. Comme tous les jeunes enfants de cette île, elle avait eu très peur des sorciers et, sous ses draps de petite fille, elle priait alors El Niño de Atocha. Cette icône est une image populaire de l’enfant Jésus, assis sur un petit trône avec un chapeau et une plume, un bâton de pèlerin, une gourde et un panier contenant du pain. À 18 ans, elle quitta sa famille, son pays et le poids de ce catholicisme syncrétique. Si, jusqu’à présent, la vie ne lui fut guère généreuse, elle ne regrette pas d’avoir laissé derrière elle ce petit berger un peu kitch et n’a de nostalgie que pour sa naïveté perdue.

La musique, écrite par le compositeur belge Michel Lysight, entremêle deux thèmes musicaux, l’un à caractère de berceuse populaire et l’autre plus rythmique, alternent, chaque fois traités de manière différente avant de finalement se superposer et d’amener une très virtuose conclusion.

La création mondiale a eu lieu le 13 mai 2012 à Bruxelles par Olivier Berten, Nedjelka Candina, Johan Fostier, Maria Helena Schoeps et Gilles Wiernik.

Three Philosophers Songs est édité.

Three Philosophers SongsThree Philosophers Songs est disponible chez Delatour, notre désormais éditeur habituel.

Cette œuvre pour Baryton, flûte, violon, violoncelle et piano est à nouveau écrite en collaboration avec le compositeur belge Michel Lysight et résulte d’une commande de Mireille Delvaux.

Certains symboles ont traversé les civilisations et les âges, utilisant comme véhicules des mythes qui se perpétuent de mille façons : récits religieux, chansons populaires ou décors de cathédrales par exemple. Les plus forts de ces symboles ont nourri (et été nourris par) une discipline initiatique à la fois spéculative et opérative : l’alchimie.
 
Three Philosophers Songs - que l’on pourrait traduire par « Trois Mélodies philosophales » - évoque trois de ces mythes occidentaux sous un éclairage philosophal.
  1. The Fruits of the Earth se réfère à l’étrange histoire de Caïn et Abel. La musique est construite sur la technique de la basse obstinée. Dans les divers épisodes qui se succèdent, la voix et les instruments établissent un dialogue soulignant le caractère dramatique du récit.
  2. Roots and Thorns évoque de multiples destins de l’acacia. La pièce s’ouvre sur une succession d’accords mineurs distants les uns des autres d’un intervalle de tierce (mineure ou majeure). Une mélodie se déploie vers la fin de cette longue introduction. Suit alors un passage central plus agité rythmiquement où le chant prend le rôle central, soutenu par les instruments. Une troisième section voit revenir la succession d’accords et la mélodie initiale.
  3. The Salt of the Earth revisite la très alchimique légende de Saint Nicolas. L’utilisation d’un accord sans tierce donne un caractère « médiéval » à la courte introduction instrumentale. La voix chante alors en boucle une mélodie simple, très expressive, et c’est l’ensemble instrumental qui crée les différentes atmosphères et variations de caractère. La conclusion, purement instrumentale, utilise essentiellement la mélodie principale et finit sur l’accord sans tierce du début.
La création mondiale a eu lieu le 8 novembre 2014 au Conservatoire royal de Bruxelles par l’ensemble Grupo 46, dédicataire de l’œuvre : Alejandro Beresi (flûte), Claudine Schott (violon), Guillermo Cerviño Wood (violoncelle), Carlos Palazzo (baryton) et Paule Van den Driessche (piano).

Anamnèse (réduction chant-piano) est sorti.

AnamnèseLa réduction chant d’Anamnèse (originellement pour chœur mixte et orchestre à cordes) est disponible aux Éditions Delatour (France)

Écrite en collaboration avec le compositeur belge Michel Lysight, cette pièce s’ouvre sur une basse obstinée de six notes en valeurs régulières ; les différents pupitres de l’orchestre construisent sur cette basse un choral sur lequel se greffent progressivement deux motifs mélodiques énoncés par les voix du chœur. Le premier motif est chanté en canon à trois parties par les sopranos, altos et ténors tandis que seules les basses chantent le deuxième.

Le texte est né du constat que les six camps d’extermination nazis de la seconde Guerre Mondiale furent bâtis en Pologne. Ce fait historique, en contradiction avec le souci de rendement et d’optimisation des concepteurs de la Shoah, n’a jamais reçu d’explication satisfaisante. L’auteur imagine le questionnement de descendants polonais sur le rôle de leurs parents dans l’une des plus grandes entreprises de déshumanisation de l’histoire.

Chaque voix chante son propre texte, indépendamment des autres, incarnant d’abord l’horreur des prisonniers, puis celle, à quelques générations de distance, des jeunes Polonais découvrant l’histoire. Furtivement, ces voix individuelles convergent vers les mêmes sonorités, les mêmes mots et la même conscience.

La musique, très lyrique et expressive lorsque le texte énonce des paroles de prisonniers, devient nettement plus distanciée et froidement rythmique dans la partie centrale, au moment où le chœur égrène systématiquement les noms de chaque camp, comme pour en évoquer la totale déshumanisation. La dernière partie voit s’inverser les rôles de l’orchestre et du chœur : ce dernier chante le choral du début tandis que les deux motifs mélodiques sont joués par l’orchestre jusqu’à ce que le silence survienne abruptement.

L’Espace entre les choses

Recommencer à publier, de petites notes, images. Des billets de villes sous la pluie, de gestes hésitants, de mots que le jour et la nuit tentent d’échanger, de lignes de fuite et de regards riant ou perdus.

Le flux serait court, l’iPhone dans la poche de mon jean étant mon seul bloc-notes.

Pas non plus d’édition, seulement des corrections. Retrouver l’instantanéité du regard et de l’écrit, avoir l’illusion de sauver ce que l’on aperçoit entre les choses.

Tout sera là, dans L’Espace entre les choses.

Three Philosophers’ Songs : Création mondiale

Création mondiale de Three Philosophers’ Songs (Trois mélodies philosophales), œuvre pour Baryton, flûte, violon, violoncelle et piano co-écrite avec le compositeur Michel Lysight en 2014 et commandée par Mireille Delvaux. pour l’ensemble Grupo 46.

Certains symboles ont traversé les civilisations et les âges, utilisant comme véhicules des mythes qui se perpétuent de mille façons : récits religieux, chansons populaires ou décors de cathédrales par exemple. Les plus forts de ces symboles ont nourri (et été nourris par) une discipline initiatique à la fois spéculative et opérative : l’alchimie.

Three Philosophers Songs évoque trois de ces mythes occidentaux sous un éclairage philosophal. The Fruits of the Earth se réfère à l’étrange histoire de Caïn et Abel. La musique est construite sur la technique de la basse obstinée. Dans les divers épisodes qui se succèdent, la voix et les instruments établissent un dialogue soulignant le caractère dramatique du récit. Roots and Thorns évoque de multiples destins de l’acacia. La pièce s’ouvre sur une succession d’accords mineurs distants les uns des autres d’un intervalle de tierce (mineure ou majeure). Une mélodie se déploie vers la fin de cette longue introduction. Suit alors un passage central plus agité rythmiquement où le chant prend le rôle central, soutenu par les instruments. Une troisième section voit revenir la succession d’accords et la mélodie initiale. The Salt of the Earth revisite la très alchimique légende de Saint Nicolas. L’utilisation d’un accord sans tierce donne un caractère « médiéval » à la courte introduction instrumentale. La voix chante alors en boucle une mélodie simple, très expressive, et c’est l’ensemble instrumental qui crée les différentes atmosphères et variations de caractère. La conclusion, purement instrumentale, utilise essentiellement la mélodie principale et finit sur l’accord sans tierce du début.

Le concert aura lieu le 8 novembre 2014 au Conservatoire Royal de Bruxelles et sera donné par l’ensemble Grupo 46 : Alejandro Beresi (flûte), Claudine Schott (violin), Guillermo Cerviño Wood (cello), Carlos Palazzo (baritone) and Paule Van den Driessche (piano).

Quitter

Les décisions que l’on prend n’ont de sens que si elles ont un prix, et le prix des départs est celui des souvenirs. Accepter le moment tel qu’il est, sans l’interpréter, sans l’atténuer ni le magnifier. L’oubli est un souverain capricieux et charitable.

Chaque décision est un départ, chaque oubli une allégresse.

Nil

 

La Complainte des esclaves : Création mondiale

Création mondiale aujourd’hui à l’Auditorium Érik Satie (La Courneuve, France) par Choï Sinwood (accordéon), Léo Deschamps, Jean-Baptiste Letzelter et l’ensemble choral La Croche Choeur. Le concert fut ponctué de flatteuses mais injustifiées lectures de quatre de mes poèmes : Six fins ultimes, Le Commissariat, Le Snack et Le Conquérant.

Anamnèse : Création belge

Cette œuvre est un travail de mémoire centré sur ce constat : les six camps d’extermination nazis qui firent près de 3 millions de victimes et qui furent un instrument central de la Shoah, furent tous situés en Pologne.

Anamnèse est une œuvre écrite en collaboration avec Michel Lysight qui en a composé la musique. La création mondiale a eu lieu en 2001 à Varsovie (Pologne) par AMFC Vocal consort, I Musici Brucellensis (dir. Zofia Wislocka).

La création belge aura lieu le 2 octobre 2011 à Bruxelles par les Choeurs de l’Union Européenne (dir. Dirk De Moor) et l’Orchestre du XXIe siècle (dir. Michel Lysight).

 

El Niño de Atocha : Création mondiale

Création mondiale d’El Niño de Atocha, pièce pour quintette vocal a capella co-écrite avec le compositeur Michel Lysight en 2012.

Le texte de El Niño de Atocha (2011) est né d’une confidence que fit à l’auteur une jeune femme originaire de République Dominicaine. Comme tous les jeunes enfants de cette île, elle avait eu très peur des sorciers et, sous ses draps de petite fille, elle priait alors El Niño de Atocha. Cette icône est une image populaire de l’enfant Jésus, assis sur un petit trône avec un chapeau et une plume, un bâton de pèlerin, une gourde et un panier contenant du pain. À 18 ans, elle quitta sa famille, son pays et le poids de ce catholicisme syncrétique. Si, jusqu’à présent, la vie ne lui fut guère généreuse, elle ne regrette pas d’avoir laissé derrière elle ce petit berger un peu kitch et n’a de nostalgie que pour sa naïveté perdue.

Deux thèmes musicaux, l’un à caractère de berceuse populaire et l’autre plus rythmique, alternent, chaque fois traités de manière différente avant de finalement se superposer et d’amener une très virtuose conclusion.

Le concert aura lieu le 13 mai 2012 à Bruxelles, à l’Atelier Marcel Hastir, par Olivier Berten, Nedjelka Candina, Johan Fostier, Maria Helena Schoeps et Gilles Wiernik.

La Complainte des esclaves : Création mondiale

Création mondiale de la Complainte des esclaves, plaisanterie musicale pour choeur d’enfants et piano, co-écrite en 2010 avec le compositeur Michel Lysight.

Les esclaves de cette courte pièce humoristique sont bien entendu les jeunes choristes, suppliant leur chef de chœur de ne plus jamais leur donner à chanter de musique contemporaine. La musique est un clin d’œil pastichant les grands classiques, tout en conservant la touche personnelle du compositeur.

Le concert aura lieu le 15 avril 2010 à Paris par Les jeunes voix du Conservatoire Darius Milhaud sous la direction de Cécile Lana Martin, avec Adrien Pornet, Léo Bachelet (percussions) et Vincent Pouderoux (flûte).

Les Chants de Casanova : Création française

Les chants de CasanovaCréation française des Chants de Casanova, large fresque sous forme de cantate pour contralto, choeur mixte et orchestre co-écrite en 2009 avec le compositeur Michel Lysight.

La création française aura lieu au lendemain de la création mondiale à Bruxelles : le 30 janvier 2010 à Lille par Les Choeurs de l’Université Catholique de Lille.

 

Les Chants de Casanova : Création mondiale

Création mondiale des Chants de Casanova, large fresque sous forme de cantate pour contralto, choeur mixte et orchestre co-écrite en 2009 avec le compositeur Michel Lysight.

Vaste fresque en un Prélude et sept Chants, l’œuvre fait la part belle à l’expression et au lyrisme, mais également à l’écriture minimaliste caractéristique du compositeur. Les chœurs sont tantôt traités en homorythmie, scandant tous le même texte sur un rythme plus ou moins identique, tantôt en écriture plus complexe mêlant mélodies et textes différents, ou encore intégrés dans l’orchestre de manière plus instrumentale. Le soliste, contreténor ou baryton, incarne Casanova dans deux grands airs où les instruments dialoguent avec lui, apportant un commentaire musical au texte chanté. L’orchestration, élément fondamental de la pièce, a été particulièrement élaborée afin d’offrir un changement permanent d’images et de couleurs sonores. Enfin, le final voit le retour de nombreux éléments des différentes parties, les superposant dans une écriture contrapuntique virtuose.

Le nom de Casanova alimente depuis deux siècles d’épais fantasmes qui en masquent le vrai visage. Homme des Lumières, de culture et d’intelligence, amoureux sincère et avide de liberté, Casanova s’offre à la vie, à l’amour et au monde sans exiger autre contrepartie qu’un plaisir voluptueux et partagé. Il enseigne par le seul exemple de sa conduite un art de vivre qu’il conçoit comme condition nécessaire (peut-être suffisante?) au bonheur. Les Chants de Casanova sont nés d’une image précise. Jeté par un pouvoir arbitraire dans les Plombs de Venise, Casanova se plonge dans La Divine Comédie de Dante et rêve le destin qu’il vivra ensuite. Il survit à cette épreuve en donnant à sa liberté confisquée le visage d’une Europe dont il sera le plus avide voyageur.

La création mondiale aura lieu le 29 janvier 2010 à Bruxelles par Les Choeurs de l’Union Européenne, Les Choeurs et l’Orchestre du Conservatoire royal de Bruxelles et Le Cercle Choral Européen.

Le Nu sans dessus dessous

Participation prochaine à l’exposition Le nu sans dessus dessous organisée par la La Fabrik (Rue Pierre-Joseph Antoine, 79 à 4040 Herstal) du vendredi 8 mai au samedi 16 mai 2009.

  • Vernissage le 9 mai à 19h00.
  • Vernissage de clotûre le 16 à 19h00
  • Ouvert les autres jours de 10h à 12h00 et 13h30 à 18h00.

Exposition

Anamnèse est édité.

AnamnèseAnamnèse, pour chœur mixte et orchestre à cordes, est désormais disponible aux Éditions Delatour (France).

Écrite en collaboration avec le compositeur belge Michel Lysight, cette pièce s’ouvre sur une basse obstinée de six notes en valeurs régulières ; les différents pupitres de l’orchestre construisent sur cette basse un choral sur lequel se greffent progressivement deux motifs mélodiques énoncés par les voix du chœur. Le premier motif est chanté en canon à trois parties par les sopranos, altos et ténors tandis que seules les basses chantent le deuxième.

Le texte est né du constat que les six camps d’extermination nazis de la seconde Guerre Mondiale furent bâtis en Pologne. Ce fait historique, en contradiction avec le souci de rendement et d’optimisation des concepteurs de la Shoah, n’a jamais reçu d’explication satisfaisante. L’auteur imagine le questionnement de descendants polonais sur le rôle de leurs parents dans l’une des plus grandes entreprises de déshumanisation de l’histoire.

Chaque voix chante son propre texte, indépendamment des autres, incarnant d’abord l’horreur des prisonniers, puis celle, à quelques générations de distance, des jeunes Polonais découvrant l’histoire. Furtivement, ces voix individuelles convergent vers les mêmes sonorités, les mêmes mots et la même conscience.

La musique, très lyrique et expressive lorsque le texte énonce des paroles de prisonniers, devient nettement plus distanciée et froidement rythmique dans la partie centrale, au moment où le chœur égrène systématiquement les noms de chaque camp, comme pour en évoquer la totale déshumanisation. La dernière partie voit s’inverser les rôles de l’orchestre et du chœur : ce dernier chante le choral du début tandis que les deux motifs mélodiques sont joués par l’orchestre jusqu’à ce que le silence survienne abruptement.